Quand la graine se mêle à la terre, à ce moment il y a repos. Mais aussitôt, le processus de la germination débute, un mouvement fantastique! un mouvement sans que rien ne bouge.
- Ma Anandamayi
citée dans: Jean-Claude Marol, La saturée de joie Anandamayi, éditions Dervy, Paris, 2001, p.175
27 novembre 2012
02 janvier 2012
nous vécûmes de rien
vint aussi la raison des pas perdus
puis vinrent les jours tant attendus
où nous vécûmes de rien de tout et bien
les moments les plus difficiles.
Roland Giguère, L'âge de la parole. Poèmes 1949-1960, Ottawa, Les éditions de l'Hexagone, 1965, p.14 (extrait du poème "Tant attendus")
puis vinrent les jours tant attendus
où nous vécûmes de rien de tout et bien
les moments les plus difficiles.
Roland Giguère, L'âge de la parole. Poèmes 1949-1960, Ottawa, Les éditions de l'Hexagone, 1965, p.14 (extrait du poème "Tant attendus")
A ma droite: rien
A ma droite: rien. A ma gauche: rien. Derrière: moins que rien. Tout est devant. Je tourne le dos à l'ombre. Les lianes se dressent en l'air en un monument irréductible, un entrelacement de chemins de fer sans passage à niveau.
Roland Giguère, L'âge de la parole. Poèmes 1949-1960, Ottawa, Les éditions de l'Hexagone, 1965, p.90
Roland Giguère, L'âge de la parole. Poèmes 1949-1960, Ottawa, Les éditions de l'Hexagone, 1965, p.90
12 juillet 2011
Échos de rien
Échos de rien chuchotant que faire, radiation-chaos.
Hot & Cool écrivent incolore, supernova sexuelle lovée
dans la mort sans phrase.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.65
Hot & Cool écrivent incolore, supernova sexuelle lovée
dans la mort sans phrase.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.65
Rien en vue
Le quotidien? (Pas vendu une peinture depuis un an.
Rien en vue avec les éditeurs) Plus rien dans le miroir.
Uniquement le clignotement bleuté de la télé, et ce qu'on
dit aux uns, aux autres, comme ça, histoire de ne pas
perdre le fil. Le fil de quoi? Le non-savoir de tous.
Tous irradiés dans le tout-à-l'égout de la vie.
Alors, se taire, partout, nulle part.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.55
Rien en vue avec les éditeurs) Plus rien dans le miroir.
Uniquement le clignotement bleuté de la télé, et ce qu'on
dit aux uns, aux autres, comme ça, histoire de ne pas
perdre le fil. Le fil de quoi? Le non-savoir de tous.
Tous irradiés dans le tout-à-l'égout de la vie.
Alors, se taire, partout, nulle part.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.55
RIEN, NO FUTURE
Rien n'est plus réel --- on ne peint pas la misère, l'ennui,
la colère, la maladie, le look-hémorragie --- on ne décrit
pas les méduses totalitaires, ni leurs gélatines
idéologiques --- sur toute la terre un seul mot: RIEN,
NO FUTURE.
Alors rire, danser avec les mecs qui se font horreur,
``Formats musicaux`` & programmes télévisés de
l'Industrie du Spectacle. NEW WAVE, NOVO BLITZ
--- RADIO BANQUISE & RADIO MANDARINE ne
répondent plus.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.54
la colère, la maladie, le look-hémorragie --- on ne décrit
pas les méduses totalitaires, ni leurs gélatines
idéologiques --- sur toute la terre un seul mot: RIEN,
NO FUTURE.
Alors rire, danser avec les mecs qui se font horreur,
``Formats musicaux`` & programmes télévisés de
l'Industrie du Spectacle. NEW WAVE, NOVO BLITZ
--- RADIO BANQUISE & RADIO MANDARINE ne
répondent plus.
Claude Pélieu, La rue est un rêve, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1989, p.54
25 juin 2011
Rien à voir
Rien à voir avec le tag gribouillé à la bombe aérosol, le documentaire Streetart, une rébellion éphémère. Ce dernier suit une dizaine d'artistes dans les rues de Berlin, de Paris, de Vienne et de Moscou.
Émilie Folie-Boivin, "Choix télé du dimanche 26 juin - Un musée à ciel ouvert", Le Devoir, Montréal, 25 juin 2011
Émilie Folie-Boivin, "Choix télé du dimanche 26 juin - Un musée à ciel ouvert", Le Devoir, Montréal, 25 juin 2011
un écran ne montre rien
Au centre de la salle, un écran ne montre rien, sinon des sous-titres. Uniquement. L'ambiguïté se double d'un malaise, comme si on voulait, ou devait, comprendre à la fois la source des bruits de chantier et la teneur de ces phrases qui défilent au rythme de n'importe quel classique du cinéma.
Jérôme Delgado, "Redoutables trompe-l'ouïe", Le Devoir, Montréal, 25 juin 2011
Jérôme Delgado, "Redoutables trompe-l'ouïe", Le Devoir, Montréal, 25 juin 2011
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