Pas de comblement, mais rien
ne perce...
Je finis par écrire pour que
rien ne perce.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.65
14 octobre 2010
Rien ne pourrait être épargné
Rien ne pourrait être épargné
se placera naturellement à la
fin.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.61
se placera naturellement à la
fin.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.61
plus rien à y voir
J'ai beau saisir à pleine main
des mots sens dessus dessous,
jamais je ne retrouverai mon
chemin. Je me noie dans les
détails de cette histoire comme
si je n'avais plus rien à y voir.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.55
des mots sens dessus dessous,
jamais je ne retrouverai mon
chemin. Je me noie dans les
détails de cette histoire comme
si je n'avais plus rien à y voir.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.55
j'en laisse rien voir
Je me souviens d'un mot qui
me tenait à coeur sans que
j'en laisse rien voir. Je viens
de remonter aux premières
lignes: il ne m'a pas été pos-
sible de le retrouver.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.51
me tenait à coeur sans que
j'en laisse rien voir. Je viens
de remonter aux premières
lignes: il ne m'a pas été pos-
sible de le retrouver.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.51
Rien d'autre qu'une protection
Le champ d'incertitude, d'in-
sécurité. Rien d'autre qu'une
protection? Une réserve de
peur?
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.40
sécurité. Rien d'autre qu'une
protection? Une réserve de
peur?
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.40
comme si de rien n'était
Chaque fois, comme si de rien
n'était, j'ai repris mon tra-
vail où je l'avais laissé. Je
ne me suis pas rendu compte
que, lorsque je cessais d'écrire,
le récit progressait, me lais-
sant loin en arrière.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.38
n'était, j'ai repris mon tra-
vail où je l'avais laissé. Je
ne me suis pas rendu compte
que, lorsque je cessais d'écrire,
le récit progressait, me lais-
sant loin en arrière.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.38
homme de rien
le journalier...
Homme de rien, qui passe de
main en main, son histoire
n'est faite que des restes des
histoires des autres.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.35
Homme de rien, qui passe de
main en main, son histoire
n'est faite que des restes des
histoires des autres.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.35
rien dans cet étroit récit
S'il ne se passe rien dans cet
étroit récit, c'est qu'il joint
l'acte à la parole: le vide est
son rayon d'action
[...]
Toutes mes lignes, il y a un
instant, entraient dans une
question. Et c'est le froid à
nouveau, le froid, le trou sous
n'importe quel mot -- où il
n'y a rien à demander à per-
sonne.
[...]
Ce qui semblait donné,
le nom --
quatre murs
qui n'enferment rien.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.33
étroit récit, c'est qu'il joint
l'acte à la parole: le vide est
son rayon d'action
[...]
Toutes mes lignes, il y a un
instant, entraient dans une
question. Et c'est le froid à
nouveau, le froid, le trou sous
n'importe quel mot -- où il
n'y a rien à demander à per-
sonne.
[...]
Ce qui semblait donné,
le nom --
quatre murs
qui n'enferment rien.
Alain Veinstein, Vers l'absence de soutien, Paris, Gallimard, NRF, 1978, p.33
06 juillet 2010
j'ai rien à dire
Il est temps de saluer quelques livres qui ont amené ma perte, me mènent toujours là où la passion bouleverse, m'ont sorti du discours qui communique toujours le même message -- j'ai peur de parler, j'ai rien à dire, la vie c'est la télévision, la vie c'est de la cochonnerie -- ou ce qui revient au même -- tu vas m'écouter, tu vas faire ça, la vie c'est le travail, la vie c'est la discipline --
Philippe Haeck, La parole verte, Montréal, VLB éditeur, 1981, p.147
Philippe Haeck, La parole verte, Montréal, VLB éditeur, 1981, p.147
Presque rien.
Ce qu'est la poésie québécoise. Presque rien. Pas de valeurs sûres. Les livres disparaissent vite. Pas de culture de la poésie ici et cela réjouit qui a faim de créations, d'inventions. Les livres de poésie sont éphémères: ils apparaissent, comblent de joie, brûlent dans quelques têtes liseuses, font voir la vie autrement, puis on jette dans le fleuve les cendres.
Philippe Haeck, La parole verte, Montréal, VLB éditeur, 1981, p.145
Philippe Haeck, La parole verte, Montréal, VLB éditeur, 1981, p.145
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